Mis à jour : 25 juil. 2019

Salesforce France s'impose à la première place du palmarès 2018 Great Place to Work des entreprises de 500 à 5000 salariés.


La société a été créée pour aider les gens à changer le monde. Cela passe par des clients et des employés heureux, explique Olivier Derrien, senior vice-président, France, Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, chez Salesforce qui remporte la première place du palmarès 2018 Great Place to Work des sociétés de 500 à 5000 salariés. Nous sommes l'un des acteurs qui a la plus forte croissance dans le monde. À nous de concilier ces très bonnes performances avec les valeurs de la société.

Leader mondial des solutions de gestion de la relation client, Salesforce a choisi comme valeurs la confiance, la transparence, la notion d'équipe. «Notre succès passe par celui des employés. Ceux-ci trouvent leur épanouissement dans la réussite auprès de leurs clients. Les entreprises qui vont réussir sont des sociétés humanistes et qui donnent du sens», ajoute Olivier Derrien.


Ces convictions expliquent pourquoi Salesforce a créé une fondation. 1 % du temps des salariés, 1 % des produits, 1 % du capital sont investis dans des associations. Les employés interviennent sept jours par an dans les associations de leur choix. Une équipe est ainsi partie au Kenya installer des lampes solaires et former des femmes Massaïs à leur entretien. L'opération favorise également l'éducation des enfants, améliore la sécurité et la santé (les lampes à pétrole toxiques ne sont plus utilisées).


Jérôme Rochet, responsable des équipes avant-ventes de Salesforce France, a participé à l'opération. Il a aussi encouragé des salariés à soutenir un projet de lutte contre les maladies génétiques chez les enfants en mettant les technologies de l'entreprise à la disposition des chercheurs de l'institut Imagine.

Autre sujet, la parité hommes-femmes. Le comité de direction de la France comprendra autant d'hommes que de femmes d'ici à 2020. La filiale tricolore a pris des mesures pour permettre l'arrivée des femmes aux postes les plus élevés. Il encourage leur nomination aux postes de directeur de division. Salesforce offre également chaque trimestre à ses salariés un budget bien-être. Des journées porte ouverte permettent aux familles de découvrir l'environnement de travail de leurs proches. «Des journées sont destinées à échanger avec les autres collaborateurs sur nos initiatives. Cela crée du lien», conclut Jérôme Rochet.


Lien vers l'article original:

http://www.lefigaro.fr/emploi/2018/03/28/09005-20180328ARTFIG00029-salesforce-france-pratique-l-egalite-homme-femme.php

Mis à jour : 25 juil. 2019

Créé à l’initiative de deux collaborateurs parisiens de Salesforce, le projet Lightforce a permis à 13 employés d’apporter, en février 2018, la lumière aux habitants du village d’Aitong au Kenya. Un éclairage durable et fiable, conçu par l’ONG partenaire Liter of Light, déployé dans les rues aussi bien que dans les habitations. Ce véritable projet d’entreprise a mobilisé des dizaines de collaborateurs avec plus de 300 heures de volontariat. Témoignage.





« Ici, c’est New York City au Kenya », s’amuse Mason ole Sadera en contemplant les lumières du village d’Aitong. Situé à 6 heures de route de de la capitale Nairobi, en plein pays Maasaï, Aitong et ses 500 âmes ne ressemblent pas exactement à la Grosse Pomme. Le macadam n’a pas encore recouvert la terre dorée des rues. Les maisons ne grattent pas le ciel. Il n’y a même pas un taxi jaune à l’horizon. Mais une chose a changé. Depuis le mois de février, la lumière est partout. Dans les rues comme dans les maisons avec 150 lampadaires et presque autant de lampes-tempête électriques fabriquées dans le cadre du projet Lightforce. Un projet mené par une équipe aussi soudée qu’internationale : 13 collaborateurs de Salesforce France et 6 membres de l’organisation non gouvernementale (ONG) Liter of Light, que l’on pourrait traduire par « un litre de lumière ». Cette dernière apporte la lumière aux villages les plus reculés des pays en développement avec un minimum de technologie : une bouteille en plastique recyclé dans laquelle s’insère une lampe à LED, des capteurs solaires pour alimenter une batterie en énergie, ainsi qu’une poignée de composants.


C’est en juin 2017 que deux collaborateurs de Salesforce, Amaury Delplancq et Brahim Bouhadja découvrent sur les réseaux sociaux le travail de cette ONG présente dans plus de 30 pays et dont le combat part d’un constat simple : 1,3 milliard de personnes dans le monde vivent aujourd’hui sans électricité. Les conséquences sont nombreuses, à commencer par la santé publique. « L’une des choses qui nous allait le plus nous frapper sur place, c’est de découvrir que les habitants d’Aitong s’éclairent à l’aide de braséros ou de lampes à kérosène qui enfument des maisons conçues sans fenêtres pour les protéger du froid, la nuit », se rappelle Amaury. « Toute la famille, y compris les enfants en bas âge, dort dans la fumée, sans alternative. Cela cause des problèmes respiratoires mais également des risques d’incendie responsables de près de 1,5 million de morts dans le monde chaque année », poursuit-il. Pour Brahim, « la lumière est également le début de plein de belles histoires. Elle permet aux enfants de lire les livres qu’ils ramènent de l’école et de faire leurs devoirs à la maison ».




Un véritable projet d’entreprise


La collaboration entre Salesforce et Liter of Light débute très vite. Après avoir parlé sur Skype avec Illac Diaz, le créateur de l’ONG, Brahim et Amaury posent en juillet les bases d’une initiative commune, baptisée Lightforce. Ils commencent alors à mobiliser leurs collègues. En septembre, une équipe de plus de quinze personnes est déjà sur pied. C’est une véritable start-up interne qui se monte avec quatre équipes aux prérogatives bien définies : levée de fonds, communication, logistique et opérations. « Chaque membre a parfaitement déroulé sa partition pour que cette initiative devienne un véritable projet d’entreprise, trouvant une résonnance auprès de la direction mondiale, notamment Tony Prophet, Chief Equality Officer de Salesforce », se souvient Amaury.




Une quête de sens quotidienne


Pour faire de cette initiative une réalité, Lightforce s'est inscrite dans la démarche «1-1-1» de Salesforce. Grâce à celle-ci, 1 % du capital, 1 % du temps des employés et 1 % des produits de Salesforce sont attribués à des oeuvres de charité. L'entreprise a ainsi doublé les fonds levés grâce à la mobilisation des collaborateurs, portant cette somme à 50 000 euros. Les collaborateurs du groupe ont également pu y dédier 300 heures de bénévolat dans le cadre de leur travail. Enfin, Salesforce a notamment accordé des licences gratuites des ses logiciels à Liter of Light. Qu'est ce qui leur a permis de mettre sur pied Lightforce sur un temps aussi court ? Une approche porteuse de sens : le V2MOM (Vision, Valeurs, Méthode, Obstacles et Mesures), véritable processus de définition des objectifs et d’alignement au sein de l'organisation, partagée par tous les employés de Salesforce, y compris le PDG Marc Benioff qui la publie tous les ans en début d'année. « Appliquée au projet Lightforce, la méthode V2MOM nous a permis de nous pencher sur la raison d’être de notre projet, sur le Why, ce qui nous a permis de le clarifier, de le partager avec tout le monde et de ne pas dévier de notre intention de départ », souligne Brahim. Les valeurs en question ? Confiance, croissance, égalité et innovation.



Encourager le women empowerement


Toute l’organisation du monde ne pouvait cependant pas préparer l’équipe à l’émotion qui l’attend quand, après 10 heures d’avion et plus de 6 heures de piste, elle arrive épuisée au village d’Aitong. Des centaines de villageois en habits traditionnels leur réservent un accueil exceptionnel pour leur rappeler à quel point ils comptent sur eux. Pendant quatre jours, les équipes de Lightforce accompagnent les femmes (qui ont un rôle clé traditionnellement dans l'organisation de la vie du village Maassaï) pour les aider à construire et installer lampadaires et lampes-tempêtes. « La puissance du modèle, c’est sa capacité à se répliquer : dès qu’une femme a appris à construire une lampe, d’une part elle sait la réparer, d’autre part elle peut transmettre son savoir-faire », explique Amaury. Le fait d'encourager les femmes à prendre en main le destin énergétique du village vise à encore plus les autonomiser. « Le women empowerement représente l'une des vertus cardinales du projet Lighforce », poursuit souligne Amaury. Toujours dans cette logique d'autonomie, « nous avons par ailleurs veillé à sélectionner des composants abordables et facilement trouvables au Kenya pour que ce projet de micro-économie locale puisse grandir après notre départ », précise quant à lui Brahim. « Quand on grandit en France, il est difficile de saisir que la lumière est quelque chose de très précieux, tout autant que la nourriture ou les médicaments », explique Amaury. « Sans lumière, il est par exemple difficile de dissuader les hyènes d’attaquer pendant la nuit le bétail qui représente la richesse de tout un village. Grâce à Lightforce, les villageois nous ont assuré que ces attaques avaient drastiquement diminué ».



Une initiative qui donne du sens à l’engagement des collaborateurs


De retour à Paris, l’équipe Lightforce n’entend pas en rester là. « Ce type d’initiative est essentielle pour l’engagement des collaborateurs », juge Amaury. « C’est quelque chose de positif, qu’il faut encourager et développer, surtout auprès des plus jeunes qui cherchent du sens dans leur travail », poursuit-il. Bonne nouvelle : le projet Lightforce a été mené grâce à des technologies Salesforce, notamment la plateforme collaborative Quip. L'équipe est également en train de développer une application mobile pour le référencement des lampes du village, créée dans l'écosystème Salesforce. Quant à la plateforme de dons pour financer l’opération, il s’agit de Leetchi, client de Salesforce. L’idée : encourager les initiatives partout dans le monde grâce une solution clés en main, immédiatement déployable. Lumineux, non ?